Tuesday, September 16, 2008

From Phnom Penh to Kinshasa, Transit in France: 1st Part / De Phnom Penh à Kinshasa, transit en France: 1ère Partie

1/Reverse Cultural Shock

You don't really expect to have a cultural shock when you are coming back to your own country. I was betting on how long it would take me to recover from the jet lag, to remember how to drive a vehicle that has more than 2 wheels, to put more than two layers on my body...
In fact I realized that I've forgotten some cultural automatic reflexes, or replaced them by Cambodian ones...

Let me give you some examples:

I was supposed to have an appointment somewhere in Paris, for my future job (btw: I won't talk about it on this blog). I was half an hour early, so I decided to spend some time in a nice "café", read a book on Congo, enjoy an espresso...
In Cambodia, as soon as you touch the door, if the restaurant has any, someone is taking care of you, and often, many waiters and waitress are running up and down the restaurants like bees... In this particular café, I was quite surprised not to notice any waiter at first sight. So I decided to sit at a table... Nothing... I grabbed the menu, knowing already that I wanted a coffee, so as to put it back ostentatiously in front of me, hoping to see someone, at somepoint, being somehow interested in serving me something...
Well, after 5, or 10 minutes, I thought: "nevermind, I'm here to kill 20 minutes", and started to read my book until someone, eventually came...

Gesture... That's the worst...

Looking bored and unhappy like anybody in the subway was surprisingly not really difficult... Until someone smiles or looks curiously at everybody else... I decided not to work too much on this part of French (but not only) culture... I didn't miss it that much...
Worse were asian politness gestures. To give everything with two hands, is still hard not to do. You cannot imagine how people can look at you in a weird way when you give a 5 euros note with two hands, or even a visit card!

Technology/innovation...and what people do with it...

In Cambodia, you don't have any voice message. You can finish your conversation politely with someone, and then answer your phone. You can safely park your motorbike, car, bicycle, tuk-tuk, cyclo, on the side of the road, or finish to shew what you have in your mouth.
But Europe, the US etc... (the "Western" countries) are driven by immediacy.
You need to answer your phone before the 4th ring. So you need to be rude with the person you are physically in contact with, you need to park in a hurry, or to swallow the food in your mouth like a snake, so as to answer before the voice messaging system take over.
If you don't, in a modern society, you're a looser. You lost the call. No second chance. You need to wait until your contact, hopefully, finishes to leave you a voice message (if you try to call back, at the same time, you will access your contact's answering machine, and it will be an endless story...).

It did happened to me, and I re-discovered how does my voice messaging service works... A friend had left me his address to go and visit him outside of Paris. After the message, "the voice" proposed me to dial 2... Which I did.... before remembering that dialing 2 erases the message... Good job... Welcome home Philippe...

VELIB in Paris: grab a public bicycle almost for free, whether you know what you're doing or not...

Paris has a new bicycle service, called VELIB. I know it's been a while already, but I've been in Cambodia since 2006. It looks nice on the paper, nicer in the parkway. But for me it's like giving free cars to people without knowing if they can drive or not...
In one way, I felt home (in Phnom Penh) seeing all these riders passing crossroads, whether the traffic light is green or red, whether pedestrians are crossing or not.
I kind of changed my mind about the good old days when I almost got killed by one of them, speeding like at the "Tour de France", on the way from Pantheon Sorbonne, to Saint Michel (Saint Mickael) square... Saint Mickael or Saint Peter, I hardly know, because it looked like he really wanted to kill himself, and inviting someone for a free ride to Heaven... or hell...
I've learnt later that some people, considering that they are too drunk to drive their car back home, decide to cycle... Interesting...

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1/Un choc culturel à rebours...


On ne s'attend pas vraiment à subir un choc culturel quand on revient dans son propre pays.
J'avais parié sur le temps qu'il me faudrait pour surmonter le décalage horaire, me rappeler comment conduire un engin de plus de deux roues, ou bien mettre plus de deux couches de vêtements...

En fait, j'ai réalisé que j'avais perdu quelques automatismes, ou bien les ai remplacés par des reflexes cambodgiens.
Je ne resiste pas à l'idée de vous donner quelques exemples : J'avais un rendez vous à Paris pour mon futur emploi (soit dit en passant, je n'en parlerai jamais sur ce blog). Etant en avance d'une demi heure, je décidais d'aller passer un peu de temps dans un café tout proche, afin de lire un ouvrage sur le Congo, tout en dégustant un expresso...

A titre de comparaison, au Cambodge, dès lors que vous effleurez la poignée de la porte, si tant est que le restaurant en ai une, quelqu'un s'occupe de vous, et il n'est pas rare que plusieurs serveurs ou serveuses s'affairent dans l'établissement, comme des abeilles... Dans ce café, j'étais assez surpris de ne remarquer aucun serveur au premier coup d'oeil. Et même au second...
J'ai donc décidé de m'asseoir à une table... Rien... Je prends le menu, sachant déjà ce que je voulais boire, afin de le reposer ostensiblement devant moi, espérant que quelqu'un, à un moment quelconque, serait motivé pour me servir quelque chose...
Après 5 ou 10 minutes, je me suis dit qu'après tout, j'étais là pour tuer le temps, et j'ai commencé à reprendre mon ouvrage où je l'avais laissé, jusqu'à ce que quelqu'un vienne finalement me servir...

La gestuelle... C'est probablement le pire...


Avoir l'air blazé et triste comme n'importe qui dans le métro ne fut finalement pas si difficile. Au moins tant que personne ne vous sourit ou regarde avec curiosité les autres voyageurs... J'ai décidé de ne pas trop travailler cet aspect de la culture (qui n'est pas que) française... Ca ne m'a pas beaucoup manqué à vrai dire...
Pires furent les gestes de politesse asiatiques. Tout donner à deux mains est une habitude qui m'est toujours difficile à perdre. D'ailleurs vous ne sauriez imaginer la tête que peuvent faire les gens lorsque vous leur remettez un billet de 5 euros, ou même une carte de visite !

Technologie, innovation... Et ce qu'on en fait...


Au Cambodge, vous n'avez pas de messagerie vocale associé à votre téléphone mobile. Vous pouvez donc finir votre conversation poliment avec votre interlocuteur, avant de décrocher votre téléphone. Vous pouvez aussi prendre votre temps pour garer votre moto, auto, vélo, cyclo, tuk-tuk, sur le côté de la route, ou bien finir de mâcher ce que vous avez dans le bouche.
Mais l'Europe, les Etats-Unis etc..., oserais-je dire l'Occident, est dirigée par le principe de l'immédiateté.
Vous devez donc répondre à votre téléphone avant la quatrième sonnerie. Pour cela, vous devez être mal poli avec votre interlocuteur physique, vous garer à la va-vite, ou litteralement gober le contenu de votre bouche comme un reptile afin de répondre avant le declenchement de la messagerie.

Sinon, dans une société moderne, vous êtes un perdant.
Vous avez manqué l'appel.
Il n'y a pas de seconde chance.
Vous devez attendre que votre contact, avec un peu chance, laisse un message (si vous essayez de rappeler au même moment, vous obtiendrez à votre tour la messagerie vocale de votre interlocuteur, et vous ne vous en sortirez plus...)


Cela m'est donc arrivé, et j'ai re-découvert comment fonctionnait ma boite vocale. Un ami m'a appelé pour le donner l'adresse de son domicile, afin que je puisse le rejoindre, en dehors de Paris. Après le message, "la voix" m'a proposé de taper 2... Ce que j'ai fait... Avant de me souvenir que le chiffre 2 efface le message... Bravo... Bienvenue chez toi Philippe...

Les Vélibs à PAris : attrapez une bicyclette publique, pour presque rien, que vous sachiez ce que vous faites ou non...


Paris a donc ce nouveau service appelé Vélib. Je sais que cela fait quelques temps déjà, mais j'étais au Cambodge depuis 2006. Ca a l'air bien sur le papier, encore mieux dans la verdure... Mais selon moi c'est un peu comme donner des voitures sans se demander si les bénéficiaires savent conduire...

En un sens, je me sentais chez moi (à Phnom Penh), en voyant ces cyclistes traverser les carrefours quelle que soit la couleur du feu tricolore, sans se demander si un piéton traverse.

Je me suis ravisé lorsque l'un d'entre eux a failli me tuer, alors qu'il pédalait comme au sprint final du Tour de France, entre le Panthéon et Saint Michel.
Enfin, il se dirigeait vers Saint Michel ou Saint Pierre, c'est selon, car il n'avait pas vraiment l'air de tenir à sa vie, et semblait être tenté par l'idée de prendre un passager dans sa virée vers le ciel... ou l'enfer...
J'appris plus tard que d'aucuns, ayant abusé de l'alcool, se mettent à raisonner (si si, et c'est là que c'est le plus drôle... ou pas...) : estimant qu'ils ne sont pas en état de conduire leur voiture, ils se rabattent alors sur le vélo... Intéressant...



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